# Apprenti maçon à 16 ans, associé de Ton Pierre aujourd&#8217;hui

> **AI Summary** : Julien Piedloup est l&#039;un des 4 associés fondateurs de Ton Pierre, à Herblay-sur-Seine (95). Apprenti maçon à 16 ans, passé par le Tour de France des compagnons, il travaille dans le gros œuvre chez Baster avant de se consacrer au bâti ancien. Ses équipes ont restauré l&#039;église de Santeny, où il s&#039;est marié. Il raconte ce parcours dans l&#039;épisode 2 du podcast de Ton Pierre (11 min).

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## De l'apprentissage à 16 ans à la restauration du patrimoine : le parcours de Julien Piedloup, associé de Ton Pierre

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**Julien Piedloup** est l’un des 4 associés fondateurs de Ton Pierre, entreprise de restauration du patrimoine en pierre installée à Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise). Il a commencé la maçonnerie en apprentissage à 16 ans, est passé par le Tour de France des compagnons, puis a travaillé dans le gros œuvre chez Baster avant de se consacrer au bâti ancien. Il raconte ce parcours à Jean-Christophe Baster dans le deuxième épisode du podcast de Ton Pierre, enregistré au Salon du Patrimoine.

## Un apprentissage de maçon à 16 ans, sur les conseils de ses parents

Julien Piedloup a commencé l’apprentissage de la maçonnerie à 16 ans, pour 2 ans, sur les conseils de ses parents. Il ne se voyait pas faire de longues études. En seconde, ses parents le sentent plus à l’aise dans un métier manuel et lui font découvrir les Compagnons.

**« C’est mes parents qui m’ont orienté vers cette école de l’excellence. De ma propre initiative, non. »

Après ces 2 ans d’apprentissage, il part sur le Tour de France.

## Le Tour de France des compagnons, une formation itinérante

Le Tour de France des compagnons** est une formation itinérante aux métiers manuels, dont ceux du bâtiment. Après un premier apprentissage, le jeune travaille quelques mois à un an dans une entreprise, puis change de ville et d’employeur pour apprendre d’autres techniques. Dans l’épisode, Jean-Christophe Baster, associé de Ton Pierre, cite des étapes à Nancy, Bordeaux, Marseille ou Lille, et jusqu’en outre-mer. Le compagnonnage français s’organise aujourd’hui en 3 grands mouvements : l’Union compagnonnique, fondée en 1889, l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir, fondée en 1941, et la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment, fondée en 1952. Le [Musée du compagnonnage de Tours](https://museecompagnonnage.fr/node/83) estime à environ 10 000 le nombre de compagnons en règle dans ces 3 mouvements. Le 16 novembre 2010, l’[UNESCO a inscrit le compagnonnage](https://ich.unesco.org/fr/RL/le-compagnonnage-reseau-de-transmission-des-savoirs-et-des-identites-par-le-metier-00441) sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Pour Julien Piedloup, le Tour sert d’abord à « parfaire son métier » en changeant d’atelier et de techniques. Il y voit aussi une école d’ouverture d’esprit.

## Pourquoi la maçonnerie attire-t-elle peu de jeunes ?

Selon Julien Piedloup, la maçonnerie pâtit de la comparaison avec des métiers plus attirants aux yeux des jeunes, comme les métiers de bouche. Le métier se pratique dehors, l’hiver compris, avec des journées qui finissent tard. Il ajoute pourtant : « malgré tout, il y a quand même pas mal d’avantages derrière. »

## Écoutez l'épisode de Julien Piedloup

## Quitter le Tour, puis renouer avec les compagnons

Julien Piedloup n’a pas terminé son Tour de France. Il voulait plus d’autonomie et son propre logement.

**« Quand on part jeune, on est vite lancé dans le monde des adultes. Soit on a la maturité, soit on ne l’a pas, soit on l’acquiert tout doucement. Moi, je n’étais pas du tout mature à vouloir rester. »

Il quitte le Tour et poursuit dans la maçonnerie et le gros œuvre chez Baster. Une dizaine d’années plus tard, il mesure ce qu’il a laissé. Au bout d’une quinzaine d’années, il reprend contact avec les compagnons.

« J’ai eu la chance, grâce au réseau, de retrouver quelques contacts chez les compagnons qui ont réussi à me réintégrer. Je prends plaisir à m’occuper des jeunes, de la corporation, du métier. C’est très enrichissant et ça me fait grandir encore beaucoup plus. »

Depuis son retour, Julien Piedloup s’investit auprès des jeunes compagnons de la région parisienne.

## Pourquoi les jeunes partent-ils moins sur le Tour de France ?

Julien Piedloup rencontre des familles lors des journées portes ouvertes des compagnons. Son constat, qu’il nuance lui-même (« je généralise sûrement ») : beaucoup de jeunes ont du mal à quitter le cocon familial.

Jean-Christophe Baster rappelle que les messageries et la visio permettent de garder le lien avec sa famille depuis l’autre bout de la France. Julien Piedloup va plus loin :

« J’aurais 16 ans aujourd’hui, je serais parti chez les compagnons. Et j’aurais kiffé, avec l’ère du numérique et les visios. C’est un voyage, c’est à faire. »

Il rapproche le Tour du service militaire des générations précédentes : autour de lui, personne ne dit l’avoir regretté.

## Du gros œuvre chez Baster à la restauration du patrimoine

Après le gros œuvre chez Baster, Julien Piedloup s’oriente vers la restauration du bâti ancien. Il est aujourd’hui l’un des 4 associés fondateurs de Ton Pierre, avec Christophe Routier, Jean-Christophe Baster et Jean-Frédéric Baster. L’entreprise compte 14 salariés.

« Ton Pierre, c’est un petit peu l’aboutissement de la mentalité que j’ai actuellement, de cette maturité que j’ai acquise d’année en année. »

## Se marier dans l’église restaurée par ses équipes

Les équipes de Julien Piedloup ont restauré l’intérieur de l’église Saint-Germain d’Auxerre de Santeny**, dans le Val-de-Marne. La [Fédération française du bâtiment Grand Paris Île-de-France](https://www.ffbatiment.fr/actualites-batiment/presse/cp-rubans-patrimoine-2024-santeny-prix-regional) résume les travaux intérieurs : voûtes en bois de la nef et des bas-côtés confortées, enduits refaits, sol en pierre remplacé. Cette restauration a valu à la ville de Santeny un prix régional des Rubans du Patrimoine 2024.

Après le chantier, Julien Piedloup s’est marié dans cette église. Jean-Christophe Baster était présent : « Je le sais, j’y étais. »

**« C’est incroyable d’avoir eu cette chance de me marier dans l’église que nous avons refaite ensemble, avec nos équipes. Ce moment symbolique, franchement, c’était obligé que je le fasse. »

Le détail du chantier, dont les enduits plâtre et chaux, est présenté dans [l’article consacré à l’église de Santeny](https://www.tonpierre.fr/enduits-et-badigeons/enduit-platre-et-chaux-leglise-de-santeny-ton-pierre/).

## Écouter l’épisode 2 du podcast de Ton Pierre

L’épisode dure 11 minutes. Il est disponible sur Ausha, Apple Podcasts, Spotify, Deezer et Amazon Podcasts : [écouter l’épisode sur Ausha](https://podcast.ausha.co/ton-pierre-le-podcast-de-la-renovation-du-patrimoine/tour-de-france-compagnon-ton-pierre).

Dans l’épisode 3, Jean-Christophe Baster reçoit Marc Saint Sever, tailleur de pierre, qui explique la stéréotomie : [lire l’article de l’épisode avec Marc Saint Sever](https://www.tonpierre.fr/podcast/metier-de-tailleur-de-pierre-stereotomie-ton-pierre/). Tous les épisodes sont réunis sur [la page du podcast de la rénovation du patrimoine](https://www.tonpierre.fr/podcast-renovation-patrimoine/).

## Transcription intégrale de l'épisode

Transcription relue de l'épisode 2 du podcast de Ton Pierre, enregistré au Salon du Patrimoine. Jean-Christophe Baster reçoit Julien Piedloup, associé de Ton Pierre.

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Partie 1 : L'apprentissage à 16 ans et le Tour de France

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Annonce :** Bienvenue sur le podcast de Ton Pierre, le podcast de la rénovation du patrimoine. Pour ce deuxième épisode en direct du Salon du Patrimoine, Jean-Christophe Baster reçoit Julien Piedloup pour parler de compagnonnage. Messieurs, c'est à vous !

**Jean-Christophe Baster :** Bienvenue sur notre podcast Ton Pierre. Nous continuons notre série consacrée au savoir-faire du bâtiment et à la préservation du patrimoine. Aujourd'hui, nous accueillons Julien, que j'ai l'honneur de connaître depuis 15 ans, qui va nous parler de son parcours chez les Compagnons du Tour de France. Bonjour Julien !

**Julien Piedloup :** Jean-Christophe, je rectifie : 17 ans.

**Jean-Christophe Baster :** Oh pardon, t'exagères. Je me suis dit, il va me challenger là-dessus.

**Julien Piedloup :** Exactement.

**Jean-Christophe Baster :** En tout cas, c'est un plaisir, mon Julien, de t'accueillir. Explique-nous un peu comment et pourquoi on décide de partir faire le Tour de France au sein des Compagnons. Tu es parti à 16 ans, c'est ça ?

**Julien Piedloup :** J'ai commencé l'apprentissage à 16 ans, pendant deux ans, et après je suis parti sur le Tour de France. Partir sur le Tour de France, pour répondre à ta question, c'est une aventure à faire pour parfaire son métier, pour apprendre différentes techniques. Et je pense que pour l'ouverture d'esprit, c'est important de le faire.

**Jean-Christophe Baster :** Voilà, c'est comme ça qu'on grandit.

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Partie 2 : Pourquoi la maçonnerie attire peu les jeunes

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**Jean-Christophe Baster :** Et alors, quels sont les avantages de cette formation ? J'ai toujours entendu parler des Compagnons, mais malheureusement ça a du mal à fédérer des vocations, et surtout en maçonnerie.

**Julien Piedloup :** Déjà, les Compagnons sont reconnus d'utilité publique. C'est une association qui forme les élites de tous ces métiers de l'art. Pour revenir à la maçonnerie, c'est un métier qui est peut-être encore, je ne vais pas dire mal vu, mais je pense que les jeunes préfèrent peut-être maintenant s'orienter sur des métiers de bouche ou sur des métiers… enfin, c'est un peu plus…

**Jean-Christophe Baster :** Sur les réseaux, surtout.

**Julien Piedloup :** Oui, voilà. Donc maintenant, trouver des jeunes qui soient motivés à rester dans le froid, à se salir les mains, à rentrer tard, avec tous les désavantages… Mais bon, malgré tout, il y a quand même pas mal d'avantages derrière.

**Jean-Christophe Baster :** C'est-à-dire qu'au fil du temps, à l'école, les métiers manuels ont été un peu dégradés, un peu mis sur le côté, en disant que ce n'était pas forcément les métiers qu'il fallait faire. Tout le monde voulait être informaticien, aller loin dans les études, ce qui est bien aussi, mais les métiers manuels ne sont pas mis en valeur à l'école. J'ai l'impression que ça revient un peu. Et souvent, à l'époque, peut-être maintenant, on choisit par dépit d'aller aux Compagnons ou ailleurs. C'était ton cas ? Quand je dis par dépit, c'est par rapport à l'école : tu ne te voyais pas faire une carrière à l'école ?

**Julien Piedloup :** Non, pas du tout. Mes parents voyaient déjà, quand j'étais en seconde, que je voulais plutôt être manuel. Ils me voyaient plutôt manuel que de pousser les études. Les Compagnons, à 16 ans ou 15 ans et demi, quand on m'en avait parlé…

**Jean-Christophe Baster :** C'est jeune.

**Julien Piedloup :** C'est jeune. C'est mes parents qui, forcément, m'ont orienté un petit peu vers cette école de l'excellence. De ma propre initiative, non. […]

**Jean-Christophe Baster :** Donc tes parents connaissaient un peu, […] comme souvent. On a tort de ne pas écouter ses parents, souvent. On ne veut pas, mais j'espère que mes filles m'entendent.

**Julien Piedloup :** Elles écouteront le podcast, j'espère.

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Partie 3 : Quitter le Tour et y revenir

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**Jean-Christophe Baster :** Alors, pour revenir aux Compagnons, tu n'as pas terminé ton Tour. Pour quelles raisons ?

**Julien Piedloup :** Ce qui peut être compliqué chez les Compagnons, c'est que quand on part jeune, on est vite lancé dans le monde des adultes. Soit on a la maturité, soit on ne l'a pas, soit on l'acquiert tout doucement. Moi, je n'étais pas du tout mature à vouloir rester. J'ai voulu sortir de ce milieu-là parce que j'avais envie de plus d'autonomie, d'avoir mon chez-moi, tout ça. J'avais rencontré une petite copine. Et puis voilà, […].

**Jean-Christophe Baster :** Ce n'est pas facile en même temps. Il faut essayer de ménager un peu les deux univers, et on est obligé de faire des choix. Mais pour le coup, tu y es retourné 15 ans après, ou tu vas encore me dire que ce n'est pas 15 ans, mais à peu près 15 ans après, tu as décidé d'y retourner. C'est tout à ton honneur. On en avait parlé et je trouvais ça extraordinaire. Et en plus, maintenant, tu fais partie des sages. […] Revenons au sein des Compagnons : maintenant, tu es de l'autre côté de la barrière, entre guillemets.

**Julien Piedloup :** Ah oui. Quand j'ai arrêté, il m'a fallu peut-être une petite dizaine d'années pour que ça commence à […], en me disant : c'étaient des bonnes années, qu'est-ce que j'étais con. En réfléchissant, j'ai sûrement été mature beaucoup plus tard que d'autres. J'ai eu la chance, grâce au réseau, de retrouver quelques contacts chez les Compagnons qui ont réussi à me réaccepter, à me reprendre, à me réintégrer. Et puis, en fait, je prends plaisir à faire ce que je fais dans cette association, à m'occuper des jeunes, à m'occuper de la corporation, du métier. C'est très enrichissant et ça me fait grandir encore beaucoup plus.

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Partie 4 : Les jeunes, la famille et le numérique

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**Jean-Christophe Baster :** Qu'est-ce qui peut faire décider, ou pas, quelqu'un à faire les Compagnons ? Je vais mieux poser ma question. J'ai toujours entendu parler des Compagnons du Tour de France. On fait le Tour de France : on est six mois ou un an quelque part, dans une entreprise à l'autre bout de la France, à Nancy, à Bordeaux, à Marseille, à Lille, et même dans les DOM-TOM. Quand on y pense, c'est génial, parce qu'on voit du pays. Pourquoi on a du mal à trouver des gens pour faire ça, alors qu'au final c'est plutôt intéressant, ou sympa sur l'idée ?

**Julien Piedloup :** L'idée est très sympa. Comme j'ai dit tout à l'heure, le voyage est enrichissant. Mais par contre, c'est toujours pareil : est-ce que les jeunes ont envie… J'ai vraiment l'impression que les jeunes sont de plus en plus sédentaires, un peu très casaniers. Je généralise sûrement, mais c'est un petit peu l'esprit. Je fais pas mal de journées portes ouvertes, je parle pas mal avec les parents et leurs enfants. Mais les jeunes, j'ai l'impression qu'ils ne veulent pas partir du cocon. Ils ont du mal à partir du cocon.

**Jean-Christophe Baster :** C'est le déracinement familial qui les retient. Alors qu'à ton époque, même si tu n'es pas vieux, c'était plus compliqué, parce que les réseaux, ce n'était pas pareil. On n'avait pas WhatsApp, on n'était pas toujours connecté comme maintenant. En fait, maintenant, tu peux aller à l'autre bout du monde, c'est comme si tu étais toujours là.

**Julien Piedloup :** C'est exactement ça. Moi, si j'avais 16 ans actuellement, je serais parti chez les Compagnons, ou à 18 ans je serais parti chez les Compagnons. Mais j'aurais kiffé, avec l'ère du numérique et les visios. Ceux qui sont peut-être très proches de leurs parents, plus sensibles, pour le coup, ils ont ce lien, ce contact. Mais bon, c'est un voyage, c'est à faire. Il faut vraiment que les jeunes comprennent ça. Avant, les plus anciens partaient au service militaire, et je n'ai jamais entendu quelqu'un, mon père ou mon oncle, dire que le service militaire c'était nul. C'était enrichissant.

**Jean-Christophe Baster :** Moi, je peux te le dire, parce que je l'ai fait : je suis un petit peu plus âgé que toi. Je n'avais pas envie d'y aller, mais vraiment pas, comme tout le monde je pense. Mais je l'ai fait et je ne regrette absolument pas. J'ai passé 20 mois et c'était vraiment une expérience extraordinaire. Franchement, je trouve que ça manque. Mais bon, je ne vais pas faire mon vieux con.

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Partie 5 : Ton Pierre et l'église de Santeny

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**Jean-Christophe Baster :** Et donc cette expérience au sein des Compagnons, est-ce que c'est ce qui a poussé ton cheminement actuel ? Tu as fait ta carrière dans la maçonnerie, dans le gros œuvre, au sein d'une entreprise de gros œuvre et maçonnerie, chez Baster. Est-ce que c'est ce cheminement des Compagnons qui t'a poussé à rejoindre l'aventure Ton Pierre ?

**Julien Piedloup :** Oui, complètement. Ton Pierre, c'est un petit peu l'aboutissement, je dirais, de la mentalité que j'ai actuellement, de cette maturité que j'ai acquise d'année en année, cette maturité tardive me concernant. Mais oui, Ton Pierre, c'est révélateur pour moi, et je suis vraiment en pleine admiration de ce que je fais chez Ton Pierre, et de ce que nous faisons en tout cas pour le patrimoine.

**Jean-Christophe Baster :** Je vois beaucoup de motivation et d'envie. Et tu as même poussé le détail jusqu'à te marier dans l'église que tu as rénovée, à Santeny. Je le sais, j'y étais. C'est incroyable quand même, quand tu y penses. Ça n'arrive pas à tout le monde.

**Julien Piedloup :** Non, c'est vrai que c'est incroyable d'avoir eu cette chance de me marier dans l'église que nous avons refaite ensemble, avec nos équipes. Cette magnifique église, ce moment symbolique : franchement, c'était obligé que je le fasse.

**Jean-Christophe Baster :** Heureusement que c'était dans les temps. S'il avait fallu que tu attendes 10 ans pour te marier, tant qu'elle n'était pas rénovée, ça aurait été un peu dommage. […] Le timing était très bon.

**Julien Piedloup :** Très heureux, très bien. Merci.

**Jean-Christophe Baster :** Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux nous dire pour terminer, Julien ?

**Julien Piedloup :** Non, rien du tout. Je te remercie de toutes tes questions et d'avoir pu y répondre.

**Annonce :** Dans le prochain épisode du podcast de Ton Pierre, Jean-Christophe Baster recevra Marc Saint Sever, qui nous parlera de pierre, de taille de pierre et de son parcours. Alors à très vite ! Vous pouvez retrouver nos podcasts sur toutes vos plateformes préférées, comme Apple Podcasts, Spotify, Deezer ou Amazon Podcasts.

## Un mur, une façade ou une église en pierre à restaurer en Île-de-France ?

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## Questions fréquentes

Voici une liste non exhaustive de questions fréquemment posées par nos clients et prospects.

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Qui est Julien Piedloup ?

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Julien Piedloup est l'un des 4 associés fondateurs de Ton Pierre, entreprise de restauration du patrimoine en pierre basée à Herblay-sur-Seine, dans le Val-d'Oise. Il a commencé la maçonnerie en apprentissage à 16 ans, est passé par le Tour de France des compagnons, puis a travaillé dans le gros œuvre chez Baster avant de se consacrer au bâti ancien.

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Qu'est-ce que le Tour de France des compagnons ?

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Le Tour de France des compagnons est une formation itinérante : après un premier apprentissage, le jeune travaille quelques mois à un an dans des entreprises de différentes villes pour apprendre d'autres techniques. Le compagnonnage, qui organise ce Tour, est inscrit depuis 2010 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.

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Pourquoi la maçonnerie attire-t-elle peu de jeunes ?

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Selon Julien Piedloup, associé de Ton Pierre, la maçonnerie souffre de la comparaison avec des métiers jugés plus attirants, comme les métiers de bouche. Le travail se fait dehors, l'hiver compris, avec des journées qui finissent tard. Il estime pourtant que le métier offre de vrais avantages à ceux qui s'y engagent.

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Pourquoi les jeunes partent-ils moins sur le Tour de France ?

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Selon Julien Piedloup, qui rencontre des familles lors des journées portes ouvertes des compagnons, beaucoup de jeunes ont du mal à quitter le cocon familial. Il estime que les messageries et les appels en visio rendent pourtant le départ plus facile qu'avant.

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Quel est le lien entre Ton Pierre et l'église de Santeny ?

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Les équipes de Julien Piedloup, associé de Ton Pierre, ont restauré l'intérieur de l'église Saint-Germain d'Auxerre de Santeny (Val-de-Marne) : voûtes en bois confortées, enduits refaits, sol en pierre remplacé. Le chantier a valu à la ville un prix régional des Rubans du Patrimoine 2024, et Julien Piedloup s'est marié dans cette église après les travaux.